Avec pour fil directeur « Nouvelle donne économique : quelles réponses logistiques », SITL Europe 2010 écrit une nouvelle page sur les collaborations entre chargeurs et prestataires. Vincent Gaide et Gad Azuelos, respectivement Associés en charge du département transport et logistique au sein de PricewaterhouseCoopers Audit et de PricewaterhouseCoopers Advisory, entités membres du réseau PricewaterhouseCoopers, dressent leur panorama des défis pour saisir ensemble les opportunités nées avec le rebond de la croissance mondiale.
Un état des lieux qui résonne au son du plus vite, plus propre, plus compétitif, plus de services…
La reprise de l’économie est-elle à portée de main ? Le Fonds Monétaire International qui nous a habitué depuis neuf mois a révisé ses prévisions de croissance à la baisse donne un nouveau cap. « Alors qu’il anticipait une croissance mondiale de 1,9 % en avril, sa projection pour 2010 est revue à la hausse à 2,5 % », note Vincent Gaide. Aussi soudain qu’inattendu en l’espace de quatre mois, ce rebond annonce « une probable forte reprise. Tous les acteurs économiques doivent s’y préparer en tenant compte des aspects irréversibles nés de la crise et du changement des comportements à partir desquels il va falloir s’adapter et rebâtir de nouvelles stratégies dans une organisation mondiale du commerce complexe».
Plus vite
Plus forte que lors de la période précédente, la course contre le temps « s’accélère avec des sources d’approvisionnement toujours plus lointaines et des cycles de vie des produits toujours plus courts. Cette tension entre la production et la mise à la consommation nécessite des organisations supply chain flexibles et réactives. Alors qu’au même moment le recours au fret aérien est rendu plus difficile par la conjoncture économique, la pression sur les prix et les enjeux environnementaux ».
Plus propre
Les enjeux environnementaux sont d’ailleurs au coeur des politiques de développement durable « comme en témoignent les débats récents autour du Grenelle de l’Environnement ou ceux d’actualité sur la taxe carbone et les logistiques urbaines. Elles sont aujourd’hui des variables incontournables dans les offres commerciales de tous les acteurs et en particulier des prestataires transport et logistique. Cette évolution s’accompagne d’une volonté de transparence accrue sur les émissions carbone de chaque filière auprès des clients et des consommateurs via par exemple l’étiquetage des produits. Elle a pour conséquence une redéfinition des prestations logistiques et des besoins en matière d’infrastructures de transport dans le but de faciliter les transferts modaux et l’intermodalité. La volonté publique de faire aboutir des projets tels que Seine-Nord Europe, les autoroutes de la mer ou les lignes ferroviaires fret à grande vitesse témoignent de ce changement radical de stratégie en faveur du rail et de la voie d’eau. Un chemin long à parcourir où la fiscalité jouera certainement un rôle».
Plus compétitif
« Après l’effondrement des prix observé ces derniers mois lié à la contraction des volumes et aux contraintes de coûts des chargeurs », la rentabilité des prestataires de transport et de logistique est un autre défi. L’exercice est ardu concède Gad Azuelos, puisque il doit
« concilier la nécessité d’investir pour offrir davantage de prestations à haute valeur ajoutée dans un contexte où les fluctuations des prix énergétiques sont quasiment impossibles à anticiper. Du coup, une probable consolidation des secteurs n’est pas à exclure dans le but de générer des économies d’échelle et de proposer une offre de services intégrée ».
Plus de services
Parmi les prestations à haute valeur ajoutée, le cabinet PriceWaterhouseCoopers identifie celles visant « à limiter les risques opérationnels et financiers des chargeurs comme le risque fournisseur suivi par le prestataire pour le compte de son client. Elles concernent aussi les risques géopolitiques avec la gestion de réseaux suffisamment denses et alternatifs capables de couvrir l’ensemble des territoires, et réglementaires pour y accéder sans difficulté. A ce titre, le statut d’Opérateur Economique Agréé apparaît comme un passage obligé pour les prestataires. Ces derniers sont appelés en outre à jouer un rôle croissant dans l’optimisation de la trésorerie de leurs clients en allégeant le poids de leurs stocks par exemple ».
Au coeur des organisations des chargeurs, ces réponses des prestataires
« s’accompagnent de la nécessité de concilier confidentialité des données et besoin de transparence qui renvoient, pour partie, à un renforcement et à une meilleure protection des systèmes d’information », conclut Vincent Gaide.
La Semaine internationale du transport et de la logistique (SITL Europe 2010) réunira, du 23 au 26 mars 2010 - Parc de expositions- Paris Nord Villepinte - Hall 6, plus de 800 exposants dont 30% d’internationaux sur 45 000 m² d’exposition. 40 000 visiteurs professionnels sont attendus, originaires de 70 pays. En 2010 elle accueille la manutention et le salon RFID.
(05/03/2010)