Établir un mandat pour travailler en toute transparence
Le conseil en immobilier d'entreprise doit détenir un mandat écrit de son client pour pouvoir mener à bien ses missions. Dans le cas d'un mandat simple, le client conserve le droit de signer lui même un bail ou un acte vente. Le ou les conseils mandatés sont en compétition entre eux et avec le client. Ils ne perçoivent de commission que si l'affaire est conclue grâce à eux.
Dans le cadre d'un mandat exclusif, le client fait appel à un ou plusieurs conseils immobiliers qui se répartissent le travail et collaborent dans le cadre d'un même mandat. Le client s'en remet à eux. Le conseil grâce à qui l'opération a pu avoir lieu est rémunéré le plus largement mais les autres perçoivent en général un dédommagement pour le temps passé. « Le mandat exclusif permet une relation plus transparente avec le client. Il est bénéfique pour les deux parties. Le conseil n'a pas le même engagement qu'avec un mandat simple, où il va d'abord chercher à boucler la transaction avant ses confrères, pour espérer être rémunéré, mais investira moins de temps et de moyens. Avec un mandat exclusif il doit essayer d'effectuer la meilleure opération possible pour son client», commente Philippe Leigniel, président d'Arthur Loyd Île-de-France.
Dans tous les cas, le contrat doit définir clairement le montant des honoraires du professionnel. Si un bail locatif est au final signé, le conseil perçoit souvent 30% du loyer annuel hors taxe et hors charges, payés par le locataire et le bailleur dans des proportions variables. Dans le cas d’une vente, il est souvent rémunéré sur la base d’un pourcentage de la transaction, défini en fonction du montant du prix, du type de bien, etc.